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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 13:10

 

I. Qu'est-ce que la sclérose en plaque? :

 

 

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire du système nerveux central (le cerveau, les nerfs optiques ainsi que la moelle épinière), immuno-dépressive neurodégénératrice correspondant à une détérioration et un durcissement de la myéline, un tissu qui entoure les fibres nerveuses.

Il en résulte que l’influx nerveux, qui se propage normalement le long des fibres nerveuses, est altéré ou bloqué.


 

Bien qu'on ne connaisse pas les causes exactes de la SEP, la plupart des chercheurs montrent qu’il s’agirait d’une maladie auto-immune. En d’autres mots, pour des raisons inconnues, le système immunitaire s’attaque à ses propres tissus, en l'occurrence à la myéline.C'est maladie ne semble pas être héréditaire mais de nouvelles recherches montrent que l'alimentation à l'état foestal pourraient influencer sur le système immunitaire du futur bébé.


 

Les symptômes sont très différents d'une personne à l'autre ce qui engendre souvent un diagnostic tardif, à l'âge adulte. Le début clinique se situe dans 70 % des cas entre 20 et 40 ans.

Généralement il y a toujours un symptôme antérieur qui s'est aggravé brutalement pouvant aller jusqu'à la paralysie d'un membre ou une perte visuelle pour remettre en question le traitement et déclarer le diagnostic de la SEP. La répartition par sexes indique une prédominance féminine : à peu près 3 femmes pour 2 hommes. Le climat semble aussi être un facteur de prédisposition à la SEP puisque l'on constate une forte concentration de malades dans les pays du Nord.

La maladie peut affecter pratiquement toutes les fonctions biologiques : le contrôle des mouvements, la perception sensorielle, la mémoire, etc ce qui rend les malades invalidants

Elle est, dans la plus part des cas, non douloureuse mais les exceptions prennent la forme :

  1. de douleurs fulgurantes des membres inférieurs, dont on peut rapprocher le signe de Lhermitte provoqué par la flexion passive rapide du cou (signe d'atteinte cordonale postérieure)
    - de douleurs lancinantes diffuses dans la partie basse du corps
    - de douleurs faciales, soit à type de Névralgie du trijumeau (en décharge), soit de type continu (avec ou sans hypoesthésie du même territoire)
    - de douleurs articulaires et musculaires liées à la plasticité.

  2.  

II. Quels sont éléments de diagnostic de la SEP ? :


Le diagnostic de SEP repose sur plusieurs critères multifocaux mais aussi sur l'histoire de la maladie, des lésions et sur le mode évolutif par poussées.

Toutefois, la mise en évidence d'une dissémination dans le temps et dans l'espace peut être absente, notamment au début de l'affection et dans les formes progressives primaires.

Le diagnostic positif peut donc être étayé par certains examens paracliniques (IRM, étude du LCR, potentiels évoqués) mais il est indispensable d'éliminer d'autres affections pouvant rendre compte d'une atteinte neurologique centrale compatible avec le diagnostic de SEP.

Par mesure de sécurité, les premières poussées ne sont pas forcément dites aux patients pour ne pas l'effrayer et pour ne peut provoquer un état de stress qui pourrait engendrer des poussées plus fortes. On procède alors à plusieurs examens avant de déclarer cette maladie et de l'annoncer au patient.


Il n'existe pas de marqueur diagnostique spécifique de la maladie.

Le diagnostic de SEP répond à un faisceau de critères (surtout le critère de Barkoff à l'IRM)

La maladie est basée sur quatre critères essentiels :


* la dissémination des lésions dans le temps
* la dissémination des lésions dans l'espace concernant différentes topographie du système nerveux central,
* la présence d'un processus inflammatoire localisé dans le système nerveux central
* l'absence d'autres maladies évolutives (comme la maladie de Gougerot-Sjögren, malade de Devic).

 

 

1. L'I.R.M ( Imagerie par Raisonnance Magnétique) :

Parmi les examens qui mettent en évidence la maladie de la SEP, l'IRM est de la plus grande importance puisqu'elle met en évidence 2 critères : spatial et temporel.


 

Si c'est la SEP, l'IRM répondra aux critères de Barkoff :


 

* Lésion prenant en contraste au Gadolinium

(ou 9 lésions Hyperintenses dans l'Image en T2 dans la zone blanche)

* Au moins 1 lésion intratentorielle

* Au moins 1 lésion proche du cortex

* Au moins 4 lésions périventriculaires


 

Se sont les critères spatiaux qui doivent s'accompagner de critères temporels trois mois après une poussée :

* Des lésions prenant en contraste le Gadolinium

* Dans l'Imagerie T2 des nouvelles lésions hyperintense


 

En France on considère qu'il faut avoir ses 6/6 critères pour être susceptible d'être atteint de la SEP .De nouveaux critères (Mc Donald, 2001) sont utilisés en recherche grâce aux progrès de l'IRM. Ils restent cependant à valider.

IRM-SEP.jpg

(IRM du cerveau présentant des plaques de démyélinisation = tâches blanches)
 

2. La PL (Ponction Lombaire) :

La ponction lombaire est une technique de recueillement du liquide encéphalo-rachidien de la moelle épinière. Ce liquide donne des informations sur les réactions des réactions inflammatoires.

C'est pourquoi on recherche dans ce liquide :

          * d'immunoglobulines G (Ig G)

( anticorps à action prolongé contre des antigènes tels que les antibactériens, antiviraux, anti Rh etc)

* des protéines

* et les lymphocytes (leucocytes ayant un rôle majeur dans l'immunité)

 

3. Les potentiels évoqués :

Après une stimulation du système sensoriel et visuel, l'examen permet la mise en évidence du ralentissement de la conduction de l'information nerveuse en cas de démyélinisation en cas de latence prolongé.

 

 


 

Lorsque le patient répond à tous ces critères, les neurologues Français s'accordent à informer le patient et faire le diagnostic de la SEP.

 

 

 

http://fr.medipedia.be/sclerose-en-plaques/news_regles-sommeil_329

SEP et sommeil: 7 règles d'or

Qu'elle soit consécutive aux traitements ou à la maladie même, la fatigue est l'un des symptômes les plus répandus de la sclérose en plaques. Pour la combattre, un seul moyen: bien dormir…

SEP et sommeil: 7 règles d'or

Règle n°1: Un rythme régulier

Pour un sommeil de qualité, il est très important de vous lever et de vous coucher à heures fixes. Évitez les grasses matinées car elles peuvent perturber votre cycle de sommeil. Faites plutôt une petite sieste (de 30 minutes maximum) durant l'après-midi.

Règle n°2: Dormez suffisamment

Tout le monde n'est pas égal devant le sommeil. Certains se portent très bien en faisant des nuits de 5 heures, d'autres ne sont bons à rien s'ils n'ont pas leurs 9 heures de sommeil. Déterminez vos propres besoins et respectez-les. Quitte à aller vous coucher un peu plus tôt…

Règle n°3: Non aux boissons excitantes!

Quelques heures avant le coucher, évitez de boire du café, du thé, de l'alcool ou même un soda sucré. Ces boissons excitantes peuvent retarder de beaucoup l'endormissement. Préférez les tisanes (infusions) ou le lait chaud, aux vertus calmantes et relaxantes.

Règle n°4: Dînez léger

Aller au lit l'estomac rempli par un souper lourd, riche en graisses et en sucre, c'est presque la garantie de passer une mauvaise nuit! Prenez plutôt un repas léger et consommez des aliments qui favorisent l'endormissement: féculents, viandes maigres (volaille, poisson…), lait demi-écrémé, yaourts, laitue, bananes ou encore figues.

Règle n°5: Levez le pied

Durant la demi-heure qui précéde le coucher, évitez les images rapides et saccadées. C'est-à-dire les écrans d'ordinateur, la télévision et les jeux vidéos. Les exercices sportifs intenses sont également à proscrire. Seule exception: les activités sexuelles qui détendent le corps et l'esprit, et favorisent l'endormissement!

Règle n°6: Un environnement propice au sommeil

Comment bien dormir dans une pièce bruyante, surchauffée et malodorante? Votre chambre à coucher doit être calme. Aérez quotidiennement et veillez à maintenir la température de la pièce entre 18 et 21°C. Le noir absolu n'est pas indispensable, mais vous vous endormirez plus facilement dans la pénombre.

Règle n°7: Consultez en cas de problème

Près de la moitié des personnes atteintes de SEP souffrent de troubles du sommeil (apnées, spasmes nocturnes, insomnies, etc.) Si les conseils ci-dessus ne suffisent pas à régler le problème, n'hésitez pas à consulter un médecin spécialiste du sommeil. Il serait dommage et délétère pour votre état de santé d'accumuler la fatigue provoquée par les troubles du sommeil alors que des traitements existent…



 

Nous remercions le Dr Daniel Neu, responsable du Laboratoire du Sommeil au CHU Brugmann (Bruxelles), pour sa collaboration à l'écriture de cet article.

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